Author Archives: HugoLemay

Je suis Gorg Nuwa

Gorg NuwaL Logo Reptitien du peuple
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Merci à Chat GPT3 pour ce poème sur GorgNuwaoutlook india

Gorg Nuwa, reptilien engagé,

Dénonce Jonathan, l’indigo égaré,

Les théories folles qu’il a propagées,

Dans l’ombre, il les a ourdies, dissimulé.

Mais Gorg Nuwa, vigilant et sincère,

Défend la vérité, éclaire les esprits,

Il démasque les complots, sans se taire,

Et inspire les gens à croire en leur instinct.

#jesuisGorgNuwajenesuispasGorgNuwa

#Leia #Lightfield

Chat GPT3 nous ponds un rap de BobbyFischer Jonathan Blanchette et Gorg Nuwa

 

[Intro: beat de rap]

[Couplet 1: Bobby Fischer] Je suis le DJ Bobby Fischer, J’éclate les platines, je fais vibrer la piste, Mais j’ai vu des choses qui m’ont fait peur, Des complots, des mensonges, des théories sans valeur.

[Couplet 2: Gorg Nuwa] Je suis Gorg Nuwa, le reptilien du peuple, Je débusque les mensonges, je fouille les cieux, Je suis le gardien de la vérité, Et je n’ai pas peur de dénoncer les faux prophètes.

[Couplet 3: Jonathan Vertigo Blanchette] Je suis Jonathan Vertigo Blanchette, Je révèle les complots, je dénonce les vaccins, Je suis le seul à voir la vérité, Et tous les autres sont dans l’erreur, dans le chagrin.

[Couplet 4: Bobby Fischer] Jonathan, t’es un platiste, t’es un complotiste, Tes théories sont fausses, tu manipules, tu triches, Gorg Nuwa est là pour dévoiler tes mensonges, Et révéler la vérité, sans relâche, sans mensonges.

[Couplet 5: Gorg Nuwa] Je suis Gorg Nuwa, le gardien de la vérité, Je suis là pour démasquer les complots, sans pitié, Jonathan, tes théories sont infondées, absurdes, Et je ne te laisserai pas propager ta turpitude.

[Couplet 6: Jonathan Vertigo Blanchette] Gorg Nuwa, t’es qu’un reptilien, t’es qu’un menteur, Tu sers les élites, tu les protèges, tu les choisis, Mais moi, je suis le seul à voir la vérité, Et je ne laisserai personne me dicter ce que je dois croire.

[Outro: beat de rap] La vérité est ailleurs, mais il faut la chercher, Et ne pas se laisser embobiner par les théories farfelues, La lumière triomphera, mais il faut être vigilant, Et ne pas se laisser tromper par les mensonges évidents.

Jonathan L’indigo Blanchette et son némesis Gorg Nuwa

deuxième jet de Chat GPT3

Gorg Nuwa, némesis de Jonathan Vertigo Blanchette, La lumière contre l’obscurité, la raison contre l’irréalité, Le reptilien vigilant débusque

 les mensonges du platiste, Et défend la vérité, sans cesse, sans compromis.

Face à lui, l’indigo manipulateur, Propage les théories folles, les rumeurs, Mais Gorg Nuwa veille, intransigeant, Et démasque les complots, impitoyablement.

Leur combat est celui du vrai contre le faux, De l’intelligence contre l’ignorance, de la raison contre l’effroi, Et Gorg Nuwa est le héros qui s’oppose, Au conspi platiste qui distille la morose.

Ainsi, la lumière triomphe sur l’obscurité, Et la vérité s’impose, sans partialité, Grâce à Gorg Nuwa, le némesis vigilant, Qui défend la vérité, intransigeant, impétueux, constant.

 

premier jet

 

Gorg Nuwa, le reptilien du peuple, Vigilant et éveillé, il surveille, Les théories du complot, il débusque, Et les mensonges, il détrousse.

Jonathan Vertigo, l’indigo malin, Menteur et manipulateur sans frein, Il répand ses idées farfelues, Et les gobelets tombent, crédules.

Gorg Nuwa, la lumière dans l’obscurité, Il révèle la vérité, sans partialité, Et les yeux se dessillent, l’esprit s’éclaire, Les mensonges de Jonathan sont défaits, amers.

Le combat entre le bien et le mal, Entre la raison et l’irrationnel, Gorg Nuwa incarne la vérité, Et Jonathan Vertigo, le mensonge désenchanté.

Le dispendieu

Je me souviens… non, je me souviens pas bien… attends… non, j’étais trop petit… non, j’étais même pas là du tout… pas encore… Ouille c’est loin tout ça !…

Ça a mal commencé avec LUI… comment il s’appelait déjà ?

Bon, en tout cas, un jour qu’il s’ennouillait, là-haut tout seul dans son logiciel – peut-être il a voulu se payer une récréation – il a mis le doigt sur un drôle de bouton rouge et ça a fait SPLOTCH… BANG !

On a jamais pu savoir s’il avait fait essprès, mais ce qu’on sait, c’est que ce jour-là, il a mis le monde au monde… Y en a qui disent que juste avant il aurait crié: “Que le monde soit !”  Ça doit être vrai passque à partir de là, le monde fut.  Le monde fut, et il est encore…  seulement faut voir dans quel était il est !…

Faut dire qu’il a tout fait tout seul.  Nous on était pas là, on avait pas encore notre mot à dire…

Ah, de nos jours ça se serait pas passé comme ça.  On aurait été là pour lui dire STOP!

ÇA SUFFIT!  ON SE CALME !

Ah non, on l’aurait pas laissé faire…  on aurait réveillé les Inanitions Unies:

Faites quelque chose ! Faut l’arrêter !  Faut le bloquer dans son blocus !  ENVOYEZ LES INEFFICASQUES BLEUS !

Non, mais c’est vrai, c’est lui qui a tout commencé, et d’une manière drôlement violette…  Il était pressé : Allez, et que ça saute… BANG!  Et maintenant il voudrait qu’on soye calme et gentil, qu’on soye toujours en faveur de la paix…  On est pas des broutons, quand même !  Mais lui il s’en fichait, il voulait tout faire, tout seul, et à toute vitesse…  c’est bien simple, il a tout fait en UNE SEMAINE!  Pas étonnant que ça ait donné n’importe quoi…

 

D’abord, il s’est jeté sur notre boule très complètement obsessionné:  Prêt, pas prêt, je fonce !  On verra bien…  Faut rendre au hasard ce qui appartient au hasard !

Au début du commencement, fallait la nommer, notre boule… Alors là, on peut pas dire qu’il s’est fatigué la machination.  Pour les autres il avait trouvé des noms jolies, pour faire plaisir au poètes

 

 

L’ironie Socratique

À Delphes, il y a, aujourd’hui encore, les ruines saisissantes d’un temple consacré jadis à Apollon, le dieu solaire.

On venait de toute la Grèce pour consulter les devins qui interprétaient les paroles mystérieuses d’une femme prophétisant l’avenir.  Un ami de Socrate avait lui aussi gravi la colline.

-Ton ami, Socrate, avait pris le chemin bordé par d’immenses statues, plus belles les unes que les autres.

-C’est vrai.  Il y a longtemps déjà.

-Les lettres d’or inscrites au fronton du temple brillaient au soleil.

-Et mon ami a continué à marcher sur ce chemin qui grimpait dur.

-Oui, Socrate, jusqu’à la pythie.  Celle dont la bouche prononce des paroles véritables.  Et c’est la pythie elle-même qui a dit que, toi Socrate , tu étais le plus savant des hommes.

-Oh non, l’ami. Pas le plus savant.  Seulement le plus sage.

-Comment cela ?  Je ne comprends pas la différence…

-Eh bien, je te le dis, moi, Socrate : le savant, c’est celui qui sait!

-Et le sage alors ?

-Le sage, c’est celui qui ne sait pas…

-Allons bon ! Vraiment, Socrate, tu dis n’importe quoi !  Si la pythie dit que tu étais le plus sage des hommes, c’est que tu sais quand même quelque chose.

-Oui.  Je sais quelque chose que les gens qui croient savoir ne savent pas !

-Ah ! Tu vois bien, Socrate !  Le sage ne saurait être un ignorant.

-Le vrai sage est celui qui sait… qu’il ne sait rien !

 

La cellulite – Marc Favreau Sol

La cellulite

la santé

tu sais ma petite

ça tient à rien

 

souvent même c’est maladif

la santé

 

tiens par exemple

tu sais jamais

si un jour tu feras pas de la cellulite

terriblifique la cellulite

c’est une maladie qui vient comme ça

en mangeant

 

tiens suppositionne

que tu entres dans une tapisserie

tu manges un gâteau

deux gâteaux

trois gâteaux

plein de gâteaux

là c’est grave

t’es sûre de payer pour ça pluss tard

surtout si tu payes pas tout de suite

si tu sors sans payer

alors là on te rentre en dedans

et là

t’es sûre de faire de la cellulite

et là t’es malade

d’abord tu peux pas sortir

tu restes enfermée entre quatre murmures

pas question de sortir avant d’être guérie

et ça peut prendre des mois des années

y a qu’une chose à faire

rester là détendue

c’est la détention toute la journée

 

bien sûr quand tu fais de la cellulite

t’es pas toute seule

y a plein de gardes

qui s’occupassionnent  de toi

et c’est pas des gardes-malades

 

non c’est des gardes en santé

ils sont là pour ta persécurité les gardes

ils te rendent toutes sourtes de petits sévices

ils sont toujours là

les yeux sur toi

pôvres gardes

c’est fatiguant

toujours l’alarme à l’oeil

 

alors des fois

ils ont le goût de prendre l’air

ils t’emmènent

ils te prennent par la menotte

pour faire le promening dans la cour

et là faut pas penser

que c’est une cour d’appel

tu peux crier bien sûr

mais ça dérange personne

personne écoute

personne fait attention là

même les oreilles ont des murs

d’ailleurs pluss tu cries

pluss les gardes sont gentils

ils te ramènent doucement

ils t’engeôlent

 

mais y a une chose qu’ils te disent pas

(c’est des petits cachottiers)

ils te disent pas que c’Est mieux de pas crier

autrement c’est pluss long à guérir

pluss tu cries

pluss tu feras de la cellulite

longtemps

et tu sauras jamais

quand tu pourras manger encore

des gâteaux

 

sûrement pas avant la fin

de la grève

de la faim

de la grève

de la fin

de la grève

de la faim

de la grève

de la fin

de la grève

de la faim

de la grève

de la fin

de la grève

de la faim…

Les oisifs – Sol Marc Favreau

Les oisifs

J’essaie depuis longtegmps

j’essaie d’avoir des amis

mais ça marche pas

oui bon

y a bien des chiens qui me courent après

toutes sortes de chiens

des espagnols des petits kinois

des poinsettias des matamores

deslabradouilles des grosses boules d’orgre

des grands polissons

et même des daltoniens

qui me mettent leurs petits points noirs

plein les yeux

pluss un grand danube mélancolorique

qui me lâche pas

mais c’est pas pareil

c’est pas des vrais amis

c’est même pas moi qu’ils suivent

ils se suivent eux-mêmes

la queue leu leu

ils se suivent et se ressemblent pas

 

non moi

qu’est-ce que j’aimerais avoir comme amis ?

c’est les oisifs

j’aimerais avoir plein de petis amigrateurs

qui viendraient dans ma main

faire le ramasse-miettes

ça manque pas les oisifs

je les voye qui me volatilent autour

des petits goineaux des passerelles

des poinçons des corbeilles

des grivoises des sansonniers

des étourdis qui passent engoulement pshuitt

à la fauvette au-dessus du nid de casse-cou

 

et des plus gros aussi

comme des bassines

et des tourtières et des plumards

et des escarcelles

et des troupeaux d’édredons

suivis de leurs petits coussins

 

et ça passe

pas un oisif qui s’arrête

j’ai beau passer des heures

à faire le perchoir les bras comme  ça

ils viennent pas ils m’aiment pas c’est sûr

c’est épouvantail

 

et mo je reste là

tout seul

à tourner en rond comme un radar sauvage

qui fait des petits signes

tournesol tournesol

ça finit pas donner la migraine

 

ça passe ça file les oisifs

et même des fois ça revient pas

comme mes colombes

 

j’avais trois colombes

trois petites bien de chez nous

et un jour elles sont parties

les colombes quand ça a le pignon voyageur

ça déménage

elles sont migrationné vers l’absud

et elles sont stoppé en chemin

pas tellement loin

dans la décapitale

ça leur a faire perdre la tête bien sûr

elles ont commencé à crier pêt pêt pêêêt

ça leur a enflammé l’alouette

ce qui leur a donnée la rouge gorge

 

et alors elles sont pris le couvoir

et se sont mises à pontifier pontifiment

un peu partout

en roulant des yeux exorbitants

elles se prenaient pour des faucons

et pour mieux épervier tout le monde

elles se sont entourées

de toutes sortes de carapaces qui abusent

des carapaces de la pire espiègle

à deux têtes et à deux langues

qui cessent pas de crier

tant mieux si le condort

le vautour est toujours debout

 

pôvres petites colombes

elles se sont perdues

je les reverrai plus jamais ici

c’est dur de se faire des amis…

La purée culture – Marc Favreau Sol

la purée culture

quand j’ai vu l’jour c’était la nuit

la peur m’a pris et m’a gardé

pôv’ petit moi j’étais tout bleu

tout bleu de peur très apeuré

 

j’avais désiré être, aimé

j’aurais aimé être désiré

mais quand on est qu’un rejeton

c’est normal qu’on soye rejeté

 

quand je miaulais wa wa wa wa

ma nourrissante me nourrissait

bourrait bourrait mon tube consiscent

avec d’la bouillie pour les chats

 

elle me disait t’en as d’la chance

d’avoir rien qu’une bouche à nourrir

manger manger la bonne purée

c’est ça la vrai purée culture

 

j’avais désiré être, aimé

j’aurais aimé être désiré

mais quand on est qu’un rejeton

c’est normal qu’on soye rejeté

 

je suis resté traumatisé

dans la purée dans la torpeur

peur d’en manger peur d’en manquer

peur de bouger peur d’avoir peur

 

peut-être qu’un jour un jour viendra

j’aurai plus peur de la purée

j’aurai grandi j’aurai poussé

poussé un cri: j’en ai assez!

assez de purée puréfléchir

purépubliquer, puréeclamer

purétorquer j’en ai assez!

 

j’en ai assez d’jouer au plus fin

j’en ai assez pour commencer

à m’en sortir parce que j’ai faim

faim de savoir le mot d’la fin

et faire le tour de mon jardin.

 

Marc Favreau – répertoire

Je Persifle et Je Singe

1 Une bonne place 03:35
2 Le vulnérable 07:52
3 La Recyclette 04:04
4 La belle affaire 07:55
5 Le plusillanime 08:24
6 Le sportifiant 12:53
7 La tête chercheuse 13:26
8 La paix! 08:27

Le retour aux souches

1 Le solide à terre 15:45
2 L’adversité 05:10
3 Le crépuscule des vieux 04:14
4 L’odieux visuel (Le photograve) 04:45
5 Le fier monde 17:54
6 Pôvres petites couleurs 08:15
7 Les oeufs limpides 14:50

Le retour aux souches 2

1 Les oisifs 01:55
2 La clé anglaise (le bourreau) 9:27
3 La cellulite 2:35
4 Cauchemar sur une psycatalogne 6:40
5 Cinémalomanie 15:39
6 Le géant 6:13
7 Faut faire l’enfant 7:38
8 Les trous 3:35
9 Y a pas de feu sans fumée 7:25
10 Le retour aux souches 8:26

Le retour aux souches disque 2

1 Le dispendieu 12:04
2 La carte de crédule 10:05
3 Le fou du roi 4:25
4 Fleur de fenouil 2:52
5 L’archimec 9:06
6 Médicalmant parlant 17:11
7 La plainte auqatique 18:41

Le retour aux souches… la suite

1 Le premier venu 10:55
2 L’appel de la carrière 16:25
3 La justice sans balance 22:42
4 L’altesse de l’air 12:28
5 Le costaunaute 09:25

Rien d’étonnant! (1ère partie)

Comment la grande noire sœur devint la belle trop mince 21:29
Comment la grande noire sœur devint la belle trop mince 7:55
Travaller c’est dur (surtout quand on sait rien faire) 11:10
Le crépuscule des vieux 4:20

Rien d’étonnant! (2e partie)

Complainte au garnement 3:50
La pôvre petite couleur 8:15
Le photograve 3:08
L’odieux visuel 4:00
L’odieux visuel 1:15
Le fier monde 8:00
la petite déception 3:12
La grande déception mondaine 8:58
La démocrasseuse 1:30

Enfin Sol

Les cadeaux 8:45
Le bout d’jouet 6:20
La transe canadienne 12:32
Le solide à terre 12:28
Les œufs limpides 10:11
L’adversité 3:25

Je m’égalomane à moi-même..!

Monsieur le précédent 2:45
Souvenirs d’un manteau 6:08
Les oisifs 2:28
Le géant de l’air 2:41
Les colombes 5:22

Comment dompter son manteau 6:46
Lettre à un absent manteau 3:23
Un manteau ne revient jamais seul 5:46
À une petite marie honnête 4:32
La purée culture 3:32

Petit rêve
Couchemard sur une psychatalogne
Le bourreau
La cléf verbal
Mur-à-mur et porte-à-porte
La cellulite
Fleur de fenouil
Trêve de valse
Cinémalomanie

Autres

Flûte Alors!

La colle

 

Le bout d’jouet (Sol, Marc Favreau)

c’est important les sous

très énormément important

les sous

moi j’en a jamais vu

mais ça c’est pas ma faute

y en avait pas chez nous

mes parents ils étaient pas riches les pôvres

ils étaient comiquement faibles

je peux pas dire que j’ai grandi entre parenthèses

et il faisait froid chez nous

il faisait froid je m’en souviens

passeque quand la substance socialoe

elle venait à la maison

elle nous disait toujours

c’est passeque vous mangez pas assez

faut manger

faut pas avoir peur de manger

vous avez besoin de calorifères

alors là un jour

mon père s’a décidé

on les a tous mangés

ouille c’est dur

quand y a des petits bouts droits ça va

mais quand ça serpentouille

ça passe pas

 

moi je m’a jamais habitouillé

ça me restait là

et c’était pire après passeque

il faisait encore plus froid

dans la maison

 

et ça coûte cher ce petit jeu-là

drôlement cher

 

là il faut dire quand même

que la substance sociale elle a été gentille

elle nous a donné un bon truc

elle nous a dit

c’est passeque vous avez pas vous organouiller

voilà vous faites du gaspilling

 

dans la vie

faut pas faire de dépensing n’importe comment

faut avoir un bout d’jouet

faxile à dire

qu’a répondu mon perplexe

il faut dire que lui a jamais réussi à

s’organouiller

avec un bout d’jouet

c’est pas faxile

même les coiffeurs

qui arrivent à boucler leur bout d’jouet

y a qu’à voir les gens comment ils font du gaspilling

comment ils dépensouillent

ils arrêtent pas

ils s’achètent des autos

ils ont même pas les moyeux

et ça roule ça roule sur les routes

et allez donc

et quand ils voyent un petit panier au bord de la route

ils stoppent et jettent l’argent par les fenêtres

et ensuite quand ils se rendent compte

qu’ils roulent sur une banqueroute

il est trop tard

y en a y en a

qui savent s’organouiller

c’est sûr

mais alors là attention

ceux-là ils sont pas bêtes

ils restent pas tout seuls

ils se détiennent en compagnie

et la première chose qu’ils font

ils constructionnent un beau grand piège

très moderne

très beau

plein d’étages et tout et tout

et là

tout le monde très curieux vient voir

et ça entre et ça entre

et quand le piège il est plein

ils sont pris les pôvres

ils sont obligationnés de travailler

c’est le piège social

bien sûr tout le monde travaille pas fort

dans le piège

non

y a tout un étage

par exemple pour la condébilité

ils sont innombreux là-dedans

mais y en a seulement deux qui travallent

l’actif et le passif

même qu’ils arrivent jamais à travaller ensemble

ils sont jamais d’accord

mais les autres

qu’est-ce qu’ils font les autres ?

ils jouent avec le bout d’jouet

c’est agréable le bout d’jouet bien sûr

ça s’étire c’est mou

y a toujours un qui découvre le petit trou

et il souffle

et le petit bout d’jouet il gonfle

 

et puis un autre se met à souffler

et un autre et un autre et un autre

et le pôvre bout d’jouet

il a pas le choix

il gonfle gonfle et devient très énorme

et puis quand ils sont fatigués

qu’est-ce qu’ils font les lâches ?

ils le lâchent

et le bout d’jouet qu’a deviendu tout gros tout rond

 

il monte monte

il crève les plafonds

il va de bourreau en bourreau

et se gonfler encore

pôvre petit bout d’jouet

 

mais le pire

c’est quand il arrive au bourreau d’achat

il a pas de temps à perdre le bourreau d’achat

quand il le voye arriver le bout d’jouet

 

il lui donne un grand coup de gonfling comme ça

et le pôvre bout d’jouet devient pluss énorme

très énormément plus énorme

jusqu’au bourreau de la direction

et là c’est grave

c’est terriblifique

passeque le bourreau de la direction

il aime pas ça les bouts d’jouet

surtout les gros

ça l’énervouille

et là il appelle tout le monde autour de lui

il appelle ses diminustrateurs

et ils prennent des mesures

ils prennent leur temps

ils prennent des moyens

des petits et des grands

pour dégonfler le bout d’jouet

 

des fois ils y arrivent pas

c’est trop déficit

alors là y a qu’une chose à faire

ils appellent le super viseur

et alors là attention

celui-là il est fort

il sait viser

il rate jamais

PAF

pffuitt

et le pôvre bout d’jouet

c’est pas long

il redescend à la condébilité

 

ouille oui alors

ça c’est des gens qui savent s’organouiller

dans le piège

 

mais mon père lui il savait pas

il a essayé quand même

faut le dire

il a essayé une fois

 

et comme il était prudent

il a dit

on va avoir deux bouts d’jouet

un de rechange

 

seulement il a pas eu de chance

 

quand on premier bout d’jouet a été assez gros

le pôvre il a tombé sur le vil brequin de la finance

PAF

il a éclabouillé

et l’autre petit bout d’jouet

il a eu peur

il s’a dégonflé pffuitt

et ç’a été fini plus jamais jamais

on a réussi à rejoindre les deux bouts…